01 Sep 2008 - 18:54:41
Massa est le favori pour être champion du monde
Du point de vue de BMW Sauber, la course de Valence a confirmé l’importance des phases de qualification. La performance de Robert Kubica a joué pour sa cinquième place sur le podium. Selon M. Klien, Nick Heidfeld n’est pas le seul à avoir des problèmes avec ses pneus. Selon lui, il s’agit plutôt d’une tendance selon laquelle, dans une même équipe, certains pilotes résolvent les problèmes mieux que d’autres.
Christian, la Formule 1 a suscité beaucoup d’attentes ici à Valence. Qu’en penses-tu? Est-ce que l’impression s’est confirmée?
Christian Klien: Je crois effectivement que cela s’est confirmé. Le circuit qu’ils ont créé ici dans la ville et sur le port me parait parfait. Malheureusement, je ne l’ai pas encore parcouru mais tous les pilotes sont d’accord pour dire que c’est un vrai régal. Ce n’est pas un véritable circuit de ville car la chaussée est relativement large. Par ailleurs, certaines zones rapides ont été complètement ré-asphaltées. Finalement, c’est plutôt une piste de course que l’on a construite dans la ville. De ce point de vue, le circuit de Valence est comparable à celui de Montréal ou de Melbourne.
On s’attendait à un chaos, avec des phases de «safety car» pendant la course. Pourquoi cela ne s’est-il pas produit? Les pilotes seraient-ils devenus sages?
J’étais effectivement surpris d’avoir vécu une course relativement fade où rien ne s’est réellement passé. Prenons d’autres catégories comme, par exemple, la formule BMW: là, nous avons vu de vraies courses où tout était pêle-mêle avec, en plus, des poursuites magnifiques et des manœuvres de dépassement spectaculaires. Malheureusement, tout cela n’était pas le cas de la course F1 aujourd’hui. Car d’une part, c’est certainement très difficile de doubler ici et, d’autre part, les voitures étaient assez loin les unes des autres, ce qui a également rendu cette course assez laborieuse. Mais malgré tout, l’ambiance était très bonne car c’était quand même un événement particulier.
Pour BMW Sauber, les résultats n’étaient pas mauvais: encore une place sur le podium, grâce à Robert Kubica.
Oui, une fois de plus, il s’est avéré que la réussite dans les phases de qualification est une condition essentielle pour obtenir un bon résultat. Robert est toujours parfait dans ce domaine. Sa place sur le podium est certainement due au fait qu’il a très bien passé les phases de qualification et obtenu la troisième place. Ensuite, Kubica a défendu cette place jusqu’à l’arrivée. Il est certain que nous avons eu un peu de chance du fait que Kimi Räikkönen aurait pu être fort s’il n’avait pas raté la qualification et n’avait pas eu de panne moteur. Mais, ce qui est important pour nous, c’est d’avoir une fois de plus recueilli des points et obtenu une place sur le podium.
En revanche, Nick Heidfeld n’a pas eu autant de succès. Pouvez-vous nous dire quels sont ses problèmes? Entre-temps, cela semble aller mieux pour lui. Dans la Q2, il a eu la troisième place mais, apparemment, il a rencontré encore des problèmes?
Il me semble que la fenêtre dans laquelle fonctionnent les pneumatiques est très petite cette année. Il faut tout d’abord trouver les bonnes températures pour les pneus et réussir son «outlap» de manière optimale. Dès que la circulation est un peu intense et que l’on doit freiner en permanence, les pneus ne s’échauffent pas suffisamment. En outre, la question de la pression des pneus est assez délicate. Cette fenêtre est relativement petite; elle doit être maitrisée de manière optimale et certains pilotes le font mieux ou le ressentent mieux que d’autres et peuvent très bien s’adapter à ce type de pneus, tandis que pour d’autres, ce n’est malheureusement pas le cas. Ceci n’est pas seulement valable pour notre équipe mais également pour Räikkönen chez Ferrari. Massa peut s’adapter, tandis que Räikkönen ne le peut pas. Hamilton semble également mieux gérer ce problème que Kovalainen. Et ceci est également le cas pour Vettel et Bourdais. Cela me semble être un phénomène général.
Si tu regardes le championnat du monde, cela semble-t-il être un combat entre deux finalistes ou est-ce trop tôt pour en tirer des conclusions?
Je pense que l’on peut effectivement dire qu’il s’agit d’un combat entre Hamilton et Massa. Je suppose que Massa sera plus performant pendant la deuxième moitié de la saison et qu’il se montrera très fort, comme au cours de la dernière saison. Il y a certains circuits où la Ferrari est plus forte que la McLaren. Massa a montré des performances constantes pendant toute cette année. S’il n’avait pas eu cette panne en Hongrie, il aurait déjà pris la première place à mon avis. C’est certainement un candidat très sérieux et il y a de fortes chances que ce soit lui qui l’emporte.
En passant en revue tout ce week-end: quelle a été la plus grande surprise pour toi?
La plus grande surprise est certainement Toro Rosso avec Sebastian Vettel. Tout d’abord, c’est incroyable qu’ils se soient trouvés si loin devant les autres. Ils ont toujours confirmé les temps de chaque round. Même si nous examinons le round le plus rapide ou les étapes de la course, ils ont toujours été dans la course. Ce qui m’étonne tout particulièrement c'est qu’ils se trouvent si loin devant Red Bull alors qu’il s’agit d’une voiture quasiment identique, sauf pour le moteur. Si l’on regarde les temps de vitesse maximale, l’on voit que toutes les Ferrari sont devant les autres. Côté moteur, Ferrari a certainement une grande avance à l’heure actuelle.
Mais avec Sebastian Vettel, l’on voit également que l’école BMW est bonne, n’est-ce pas?
Oui, certainement. Je pense que l’école BMW et la structure sont très bonnes. Et il s’avère que les pilotes ont toujours besoin d’un temps de démarrage. Vettel n’avait pas beaucoup de succès l’année dernière, ni pendant la première moitié de cette saison. Il faut du temps pour s’adapter et se familiariser avec le tout. Pour lui, cette phase a été assez rapide et il a effectué des week-ends de course sans faille.
Regardons vers l’avant: de Valence, nous allons à Spa. Le contraste entre ces deux environnements ne peut être plus grand; est-ce pareil au niveau du circuit?
Je suis déjà très content de me retrouver dans un environnement un peu plus frais et plus calme. Bien entendu, le circuit en soi est sensationnel. Tous les pilotes aiment Spa. Ce circuit est certainement un défi énorme pour chacun. Et tout le week-end sera relativement calme car il y aura très peu de médias et pratiquement aucun sponsor. Les pilotes pourront se concentrer au maximum sur le sport automobile, ce qui est vraiment agréable de temps en temps.
Quels résultats attends-tu pour BMW Sauber?
C’est très difficile à dire. Une chose est claire: nous sommes la troisième équipe à l’heure actuelle. Parfois, le groupe du milieu se rapproche de nous et parfois, nous prenons de l’avance sur lui. Ce qui importe, c’est d’obtenir les points nécessaires et ce, avec les deux véhicules, pour obtenir de bons résultats également dans le championnat constructeur.
Christian, la Formule 1 a suscité beaucoup d’attentes ici à Valence. Qu’en penses-tu? Est-ce que l’impression s’est confirmée?
Christian Klien: Je crois effectivement que cela s’est confirmé. Le circuit qu’ils ont créé ici dans la ville et sur le port me parait parfait. Malheureusement, je ne l’ai pas encore parcouru mais tous les pilotes sont d’accord pour dire que c’est un vrai régal. Ce n’est pas un véritable circuit de ville car la chaussée est relativement large. Par ailleurs, certaines zones rapides ont été complètement ré-asphaltées. Finalement, c’est plutôt une piste de course que l’on a construite dans la ville. De ce point de vue, le circuit de Valence est comparable à celui de Montréal ou de Melbourne.
On s’attendait à un chaos, avec des phases de «safety car» pendant la course. Pourquoi cela ne s’est-il pas produit? Les pilotes seraient-ils devenus sages?
J’étais effectivement surpris d’avoir vécu une course relativement fade où rien ne s’est réellement passé. Prenons d’autres catégories comme, par exemple, la formule BMW: là, nous avons vu de vraies courses où tout était pêle-mêle avec, en plus, des poursuites magnifiques et des manœuvres de dépassement spectaculaires. Malheureusement, tout cela n’était pas le cas de la course F1 aujourd’hui. Car d’une part, c’est certainement très difficile de doubler ici et, d’autre part, les voitures étaient assez loin les unes des autres, ce qui a également rendu cette course assez laborieuse. Mais malgré tout, l’ambiance était très bonne car c’était quand même un événement particulier.
Pour BMW Sauber, les résultats n’étaient pas mauvais: encore une place sur le podium, grâce à Robert Kubica.
Oui, une fois de plus, il s’est avéré que la réussite dans les phases de qualification est une condition essentielle pour obtenir un bon résultat. Robert est toujours parfait dans ce domaine. Sa place sur le podium est certainement due au fait qu’il a très bien passé les phases de qualification et obtenu la troisième place. Ensuite, Kubica a défendu cette place jusqu’à l’arrivée. Il est certain que nous avons eu un peu de chance du fait que Kimi Räikkönen aurait pu être fort s’il n’avait pas raté la qualification et n’avait pas eu de panne moteur. Mais, ce qui est important pour nous, c’est d’avoir une fois de plus recueilli des points et obtenu une place sur le podium.
En revanche, Nick Heidfeld n’a pas eu autant de succès. Pouvez-vous nous dire quels sont ses problèmes? Entre-temps, cela semble aller mieux pour lui. Dans la Q2, il a eu la troisième place mais, apparemment, il a rencontré encore des problèmes?
Il me semble que la fenêtre dans laquelle fonctionnent les pneumatiques est très petite cette année. Il faut tout d’abord trouver les bonnes températures pour les pneus et réussir son «outlap» de manière optimale. Dès que la circulation est un peu intense et que l’on doit freiner en permanence, les pneus ne s’échauffent pas suffisamment. En outre, la question de la pression des pneus est assez délicate. Cette fenêtre est relativement petite; elle doit être maitrisée de manière optimale et certains pilotes le font mieux ou le ressentent mieux que d’autres et peuvent très bien s’adapter à ce type de pneus, tandis que pour d’autres, ce n’est malheureusement pas le cas. Ceci n’est pas seulement valable pour notre équipe mais également pour Räikkönen chez Ferrari. Massa peut s’adapter, tandis que Räikkönen ne le peut pas. Hamilton semble également mieux gérer ce problème que Kovalainen. Et ceci est également le cas pour Vettel et Bourdais. Cela me semble être un phénomène général.
Si tu regardes le championnat du monde, cela semble-t-il être un combat entre deux finalistes ou est-ce trop tôt pour en tirer des conclusions?
Je pense que l’on peut effectivement dire qu’il s’agit d’un combat entre Hamilton et Massa. Je suppose que Massa sera plus performant pendant la deuxième moitié de la saison et qu’il se montrera très fort, comme au cours de la dernière saison. Il y a certains circuits où la Ferrari est plus forte que la McLaren. Massa a montré des performances constantes pendant toute cette année. S’il n’avait pas eu cette panne en Hongrie, il aurait déjà pris la première place à mon avis. C’est certainement un candidat très sérieux et il y a de fortes chances que ce soit lui qui l’emporte.
En passant en revue tout ce week-end: quelle a été la plus grande surprise pour toi?
La plus grande surprise est certainement Toro Rosso avec Sebastian Vettel. Tout d’abord, c’est incroyable qu’ils se soient trouvés si loin devant les autres. Ils ont toujours confirmé les temps de chaque round. Même si nous examinons le round le plus rapide ou les étapes de la course, ils ont toujours été dans la course. Ce qui m’étonne tout particulièrement c'est qu’ils se trouvent si loin devant Red Bull alors qu’il s’agit d’une voiture quasiment identique, sauf pour le moteur. Si l’on regarde les temps de vitesse maximale, l’on voit que toutes les Ferrari sont devant les autres. Côté moteur, Ferrari a certainement une grande avance à l’heure actuelle.
Mais avec Sebastian Vettel, l’on voit également que l’école BMW est bonne, n’est-ce pas?
Oui, certainement. Je pense que l’école BMW et la structure sont très bonnes. Et il s’avère que les pilotes ont toujours besoin d’un temps de démarrage. Vettel n’avait pas beaucoup de succès l’année dernière, ni pendant la première moitié de cette saison. Il faut du temps pour s’adapter et se familiariser avec le tout. Pour lui, cette phase a été assez rapide et il a effectué des week-ends de course sans faille.
Regardons vers l’avant: de Valence, nous allons à Spa. Le contraste entre ces deux environnements ne peut être plus grand; est-ce pareil au niveau du circuit?
Je suis déjà très content de me retrouver dans un environnement un peu plus frais et plus calme. Bien entendu, le circuit en soi est sensationnel. Tous les pilotes aiment Spa. Ce circuit est certainement un défi énorme pour chacun. Et tout le week-end sera relativement calme car il y aura très peu de médias et pratiquement aucun sponsor. Les pilotes pourront se concentrer au maximum sur le sport automobile, ce qui est vraiment agréable de temps en temps.
Quels résultats attends-tu pour BMW Sauber?
C’est très difficile à dire. Une chose est claire: nous sommes la troisième équipe à l’heure actuelle. Parfois, le groupe du milieu se rapproche de nous et parfois, nous prenons de l’avance sur lui. Ce qui importe, c’est d’obtenir les points nécessaires et ce, avec les deux véhicules, pour obtenir de bons résultats également dans le championnat constructeur.
Un grand merci à Klienthebest de nous avoir fait partager cette interview!
Télécharger l'interview en VO
Syndication
Cet article n'a pas de Commentaire pour le moment...